Crédit immobilier
Pour obtenir un crédit immobilier, il faut remplir certaines conditions imposées par les banques ou la législation. Une banque n'acceptera pas facilement de vous prêter une somme qui porteraient votre endettement à plus de 33 % de vos revenus. Au-delà de ce montant, la banque engagerait sa responsabilité dans le cas où le personne se retrouverait en situation de sur-endettement et qu'elle saisirait la Banque de France. Mais dans certaines conditions, votre banquier pourra accepter de dépasser ce seuil, notamment si vos avoirs financiers ou immobiliers sont importants et compense le risque que la banque prend en vous prêtant. La banque vous demandera aussi de contribuer vous aussi à l'achat avec un apport personnel minimum 10 à 20 % du montant de votre appartement ou maison. Elle vous demandera aussi de prendre à votre charge les frais d'acquisition : frais de négociation, de garantie, d'agence ou frais de notaire. C'est un moyen pour elle de s'assurer que vous serez en mesure de rembourser un crédit. Si vous n'avez pas été en capacité les années précédentes de mettre de l'argent de côté, la banque craindra que vous ne soyez pas en mesure de rembourser la mensualité qui peut souvent être plus élevée qu'un loyer. La banque exigera aussi qu'une assurance accepte de garantir votre crédit en cas de décès ou invalidité. Il existe aujourd'hui des dispositions réglementaires qui permettent d'être pris en charge même en cas de rémission de cancer par exemple, mais la contre-partie est une surprime sur le montant de l'assurance. Enfin la banque demandera une garantie pour se couvrir, il peut s'agit d'une hypothèque qui est contraignante et qui coûte chère. Mais il y a d'autres solutions, parfois les mutuelles peuvent se porter garante et cela est gratuit. Il existe aussi des organismes qui pourront se porter caution comme le crédit logement, les coûts sont plus faibles et il est possible de récupérer 80 % de sa mise au terme du crédit si on a pas eu d'incident de paiement. Si vous disposez d'un capital, il est enfin possible de garantir son crédit par le biais d'un nantissement de votre épargne (assurance vie, portefeuille boursier, livret...). La banque préfèrera aussi prêter à une personne qui est fonctionnaire ou qui bénéficie d'un contrat à durée déterminée. La banque étudiera votre cas de plus près si vous êtes intermittent du spectacle, en cdd, en travail temporaire ou artisan. Dans tous les cas, il est préférable de ne pas avoir des crédits en cours, car les sommes seront déduites de votre capacité d'emprunt. Votre profil déterminera aussi les conditions dans lesquelles la banque vous prêtera. Un fonctionnaire avec 40 % d'apport personnel, déjà propriétaire, et qui achèterait pour de l'investissement locatif se verra proposer un bien meilleur taux pour son crédit immobilier. Dans tous les cas, il faut faire jouer la concurrence, au-delà du taux, toutes les banques ne demandent pas les mêmes conditions, ce n'est pas parce qu'une banque vous aurait refusé un crédit qu'une autre n'acceptera pas de vous prêter.

Vous aimeriez devenir propriétaire, vous rêvez d'avoir votre maison, votre appartement, d'accéder à la liberté d'être chez vous. Mais avant, vous voulez savoir de quelle somme vous allez pouvoir disposer, et dans quoi vous allez vous engager. Pour simuler votre crédit immobilier, vous pouvez utiliser les nombreux simulateurs qui existent sur internet. Ce sont des outils qui permettent d'optimiser votre projet immobilier. C'est simple et rapide. Vous devrez généralement indiquer la nature de votre projet, c'est-à-dire s'il s'agit d'une résidence principale ou locative, et s'il s'agit d'une maison ou d'un appartement. On peut également vous demander la ville où se trouve le bien, dans le cas où vous en avez déjà visité. La simulation de crédit immobilier peut par ailleurs vous permettre de calculer votre mensualité, votre capacité d'emprunt ou la durée du remboursement. Simuler votre crédit immobilier est un vrai gain de temps pour vous, et vous permet de vous engager en toute connaissance de cause.

Vous avez souscrit il y a quelques années de ça un prêt immobilier, et vous voudriez aujourd'hui le renégocier mais vous n'êtes pas suffisamment informés sur l'intérêt d'une renégociation, les frais que cela engage ni même sur les critères de décision. Tout d'abord, il faut rappeler qu'une mensualité de remboursement d'un prêt classique est composée des intérêts et d'une portion du capital. La part respective de ces intérêts et du capital varie dans le temps. On rembourse surtout des intérêts au début, puis presque que du capital à la fin. Sur le plan financier, plus on avance dans le temps, moins le remboursement anticipé est avantageux sur le plan financier. Concernant les pénalités et les frais, il faut savoir que la renégociation entraîne en outre une série de frais qui parfois annule l'intérêt financier de l'opération. La meilleure solution est encore de persuader son banquier de substituer à l'ancien prêt un prêt moins coûteux, mais rien ne l'oblige à accepter cette demande et la plupart des établissements financiers y sont d'ailleurs réticent. Vous serez amené à négocier un second prêt avec un nouveau banquier si votre banque refuse votre demande, et cela entraînera des frais non négligeables de frais de dossier, de frais de prise et de mainlevée, et d'hypothèques. Si vous renégociez votre prêt, vous devrez aussi souscrire de nouvelles assurances. D'ailleurs, l'assurance décès sera probablement plus chère qu'il y a cinq ou dix ans. Vous devez prendre ces éléments en compte avant de vous lancer dans une renégociation. Pour que la renégociation du prêt soit financièrement valable, deux conditions doivent être réunies. D'une part, il faut que le différentiel de taux entre l'ancien emprunt et le nouveau doit être significatif. D'autre part, la renégociation ne doit pas intervenir trop tard dans l'échéancier de remboursement. Ces simulations restent asses complexes. Pour avoir une idée précise, il est préférable de demander aux établissements de fournir un échéancier précis accompagné d'un tableau d'amortissement précis. Avoir recours à un intermédiaire pour négocier avec plusieurs banques est également un bon choix.